Qui mange seul, s'étrangle...
Proverbe Italien
Partage.
Tout est question de renonciation. Je veux bien sacrifier ma place assise pour les beaux yeux fatigués de cette fille au regad pailleté d'heures lentes... Mais elle va chercher dans ce geste de simple savoir vivre, je ne sais quelle invite au partage du roulement langoureux de ses hanches dans la prochaine danse...
Et quand tu mets un doigt dans cette sorte d'engrnage-là, le diable seul sait où çà te mène...
Qu'à cela ne tienne ! Invoque le !
Je n'invite plus les femmes à contempler les pastels gouachés de mes estampes d'importation et la ligne harmonieuse de mon compteur bleu ne fait plus recette à la bourse des prétextes d'amour. Je propose plutôt un tour de manège décadent de mes tables tournantes... Frissons métaphysiques garantis. Mais ma guêpe en sueur et debout, semble avoir plus d'intérêt pour les plaisirs bassement terrestres et les rythmes syncopés qui nous microssillonnent les tympans tous décibels dehors...
Patience, beauté ! Dans cinq minutes je rentre en scène et tu hériteras de mon fauteuil encore tout moite de la chaleur épaisse de mes envies rentrées...
C'était l'époque de son passage à vide, solitude & compagnie, qui commençait à décliner. La pente était douce mais sûre. Le contact de plus en plus précis de sa "sauvagerie" avec les affres de la multitude anonyme, opérait une certaine transformation de ses états d'âme... La Marie désolante qui lui avait étripé le coeur tombait dans l'oubli médiocre. La réciprocité avait repris du poil de la bête et jouait à plein ! Sans doute avait-elle tout oublié et sans doute allait-il bientôt finir par tout oublier... Tout, c'est-à-dire pas grand chose, quand on y réfléchit bien. Une simple rupture dans le fil fragile d'amours adolescentes... Tu parles d'une cinécure ! Tu parles d'un cinéma ! Et dire qu'ils n'avaient même pas l'occasion d'en rire ensemble un jour de rencontre fortuite...
M.... ! Je ne l'imaginais pas du tout comme çà le public de la "taverne de l'Olympia". Qu'est-ce que je fiche en costume cravate dans cette forêt demi-vierge de blue-jeans rapiécés....
Je sens que je ne vais pas faire long-feu...
Tiens ! Ecoute... ... "A poil !"... je t'en ficherai, moi ! ça se veut libéré de tout et de rien et ça croule sous les préjugés... ça se donne des apparences et ça s'englue dans les apparences . Décidément, les moines auront toujours l'habit dûr... Le pire c'est qu'ils en redemandent...qu'ils en rajoute à peine... Attendez, je vais jouer le jeu de votre défoulement unilatéral. Je tombe la veste...
Chiqué ! Frimeur ! ça ne marche pas, m'sieurs-dames... ça ne marche pas, ça court ! Minute papillons ! D'ici peu, vous vous brûlerez les ailes à la lumière des sunlights qui m'allument...
A nous mille ! Oreilles serviles ! Laissez-moi vous faire l'article, je connais parfaitement mon boniment démagogique, il a fait fondre d'autres banquises...
"Titre immodeste : à un certain monsieur Ferré".
Suivent alors trois minutes quarante de trouvailles plus ou moins brillantes, de couplets plus ou moins balancés et de jeu de scène restreint mais approprié. Les applaudissements, ensuite. Sa revanche éclatante, où il s'autorise un sourire... Jamais de sourire quand il chante : le sourire mesure universelle de l'agressivité des hommes. Et ça crépite longtemps. Comme pour s'excuser des premières réactions... "Une autre !". Et le piège va se refermer sur la ménagerie ; le dompteur va pouvoir apprécier les délices de la puissance tyranique, protégé par dix mille whatts de rampe lumineuse et deux mille ans de judéo-christianisme irréversibles... Une autre !... Une autre !