L'esprit de l'escalier > Chapitre 5 (suite et fin).

Plugin, Active X, et autres béquilles.

En informatique, comme sur Internet, ce n'est pas le mot standard qui fait sa loi, mais son absence dans les faits qui serait plutôt la règle.

Moins standardisées que les nouvelles technologies de l'information et de la communication et leur myriades d'inventions connexes, difficile à trouver ! Et le temps ne fait rien à l'affaire, puisqu'on assiste à une création exponentielle de nouvelles performances techniques au fur et à mesure que les… minutes ( ! ) passent. La richesse du média est à ce prix, les profits des « startup » aussi.

Le navigateur dont vous vous servez pour surfer le Web vous permet, en plus des déplacements d'hyper lien en hyper lien et de la consultation de pages écrites (en HTML le plus souvent), de visualiser des images fixes ou mobiles, d'entendre ou d'écouter des fichiers sonores. Mais les progrès incessants du multimédia, les améliorations, les nouvelles versions, les innovations technologiques, requièrent quasiment une mise à jour quotidienne du navigateur. C'est ainsi : le rythme du progrès est beaucoup plus rapide que celui de la sortie des versions toujours plus complètes et complexes des logiciels de navigation. Ce décalage dans le temps a provoqué l'apparition de ces programmes complémentaires appelés plug-ins.

Encore un mot anglais qui pourrait se traduire littéralement par « connecter à », « brancher », et qui est en fait un module externe, une application qui étend les capacités des navigateurs (ou tout autre logiciel multimédia) à visualiser des images ou écouter des sons dont le format n'est pas reconnu par le navigateur ou le logiciel de base. Pour rentrer dans le langage (fleuri ?) des spécialistes, on peut dire qu'il s'agit soit d'un fichier librairie (extension .dll), soit d'un Active X (extension .ocx) soit enfin d'une application indépendante.

Quand votre navigateur arrive sur une page Web dont l'affichage nécessite un plug-in, deux possibilités : soit vous possédez ce plug-in et il s'ouvre automatiquement, soit vous ne l'avez pas et un message apparaît à l'écran vous demandant de l'installer. Dans cette seconde éventualité vous devez récupérer et installer le programme en question, comme vous installeriez n'importe quel programme sur votre ordinateur. L'acquisition est le plus souvent gratuite et s'effectue sur le site de l'éditeur du plug-in, l'installation est le plus souvent facile et ne requiert pas des compétences d'expert.

En général le téléchargement du plug-in se traduit par la réception dans votre disque dur (rubrique outils, par exemple) d'un fichier compressé (extension .zip) ou exécutable (extension .exe). Dans ce dernier cas, un double clic sur l'icône install ou set up suffit pour que l'installation se fasse automatiquement. Par contre, s'il s'agit d'un fichier compressé, vous devez avoir installé au préalable sur votre machine le programme WinZip. Vous le trouverez très facilement sur le web, car il est proposé presque systématiquement par les sites qui l'utilisent, et ils sont très nombreux (pour ne pas dire tous).

D'autre part, si vous appréhendez la mise en œuvre d'une telle opération « on line », vous pouvez récupérer ce fameux programme de compression / décompression sur le CDRom offert par de nombreuses revues informatiques dédiées à Internet. Les revues NetSurf et .Net (lire « point net »), fort bien faites, proposent ce genre de produit d'appel et contiennent le fameux programme ainsi que de nombreux plug-ins, à la rubrique « les Indispensables ». Vous pouvez, enfin, récupérer à l'adresse suivante :

http://www.infomaniak.ch/ sramos/Plugins.htm

un tableau récapitulant un grand nombre de ces plug-ins, ainsi que, pour chacun d'eux, l'url de l'éditeur où le récupérer (hyperlien) et les fichiers qu'il permet d'ouvrir. Vérifiez simplement de temps en temps que ce document précieux est régulièrement mis à jour.


Vous voilà, vous et votre machine, fins prêts pour la grande aventure. L'accès direct à l'information par l'utilisateur final est en train de bouleverser les schémas traditionnels dans ce domaine. Deux caractéristiques participent à cette révolution : l'explosion informationnelle et la mise en place (malheureusement non coordonnée) de listes, de guides, de répertoires thématiques et d'autres ressources intermédiaires qui classent, rangent, archivent, renseignent et organisent le contenu du réseau planétaire, pour le rendre (normalement !) plus facile à repérer.

Là encore, les approches sont multiples et diverses, et les outils nombreux et variés, comme nous allons le voir dans la troisième partie de cet ouvrage.


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